🇩đŸ‡č Werwolf – 1992 / 1996


Dans le paysage du Black Metal des annĂ©es 1990, marquĂ© par une radicalisation idĂ©ologique et esthĂ©tique souvent extrĂȘme, le groupe autrichien Werwolf occupe une place singuliĂšre. FormĂ© au dĂ©but des annĂ©es 1990 (les sources oscillent entre 1992 et 1995, selon qu’on retient la formation initiale ou le premier enregistrement documentĂ©) Ă  Vienne au sein de l’Austrian Black Metal Syndicate, le combo incarne une branche militante et provocatrice de la scĂšne locale.

Le nom mĂȘme, Werwolf, renvoie sans ambiguĂŻtĂ© aux unitĂ©s de guĂ©rilla national-socialistes mises sur pied en 1944-1945 par Heinrich Himmler. Des meutes de jeunes loups fanatisĂ©s, prĂȘts Ă  tout, lancĂ©s dans une rĂ©sistance sauvage et suicidaire contre l’envahisseur alliĂ© : sabotages, attentats, guerre totale dans les ruines du Reich. La mythologie du loup-garou germanique reprenait du service, avec l’idĂ©e simple et brutale que n’importe quel Allemand, homme, femme ou adolescent, pouvait devenir un combattant implacable fidĂšle Ă  la doctrine de Joseph Goebbels : tenir jusqu’au bout, vaincre ou mourir, mais ne jamais se soumettre.

Ici, la testostĂ©rone coule encore Ă  flot, loin des sanglots moralisateurs de Protector, toujours prompt Ă  s’émouvoir de voir la musique de Summoning recyclĂ©e dans des vidĂ©os de propagande anti-immigration.

Le noyau du projet se constitue autour de trois musiciens opĂ©rant sous les pseudonymes d’usage : Hagen au chant, Ă©galement propriĂ©taire du label Lethal Records, par lequel l’album sera distribuĂ© ; Wolf Ă  la guitare et Ă  la basse ; et surtout Trifixion of the Horned King, dit Trifixion, Ă  la batterie et aux claviers. Ce dernier est une figure dĂ©jĂ  connue dans l’underground autrichien pour avoir tenu la batterie au sein des premiers Summoning, Ă  l’époque encore proche d’un black metal plus brut et plus traditionnel.

Trifixion faisait en effet partie du trio originel de Summoning aux cĂŽtĂ©s de Silenius et Protector, avant d’ĂȘtre Ă©cartĂ© du groupe aprĂšs Lugburz en 1995. Silenius Ă©voquera plus tard “a lot of personal reasons” pour expliquer cette rupture, sans jamais entrer publiquement dans les dĂ©tails. Parmi les Ă©lĂ©ments documentĂ©s figure toutefois un dĂ©saccord sur l’orientation Ă  donner au groupe dĂšs ses dĂ©buts, y compris sur le choix du label : Silenius et Protector souhaitaient s’engager avec Napalm Records, tandis que Trifixion semblait davantage enclin Ă  soutenir Lethal Records et son entourage, en particulier Hagen.

Silenius a Ă©galement livrĂ© un dĂ©tail rĂ©vĂ©lateur sur la reconfiguration esthĂ©tique de Summoning aprĂšs ce dĂ©part. Pour Minas Morgul, le groupe choisit dĂ©libĂ©rĂ©ment de prendre le contrepied du jeu de Trifixion : batteries programmĂ©es, tempos plus lents, rythmiques plus primitives et plus martiales. Il a mĂȘme laissĂ© entendre que cette orientation relevait presque d’une forme de rĂ©action contre un style de batterie qu’il jugeait trop hectique. Ce basculement est essentiel, car il marque en creux la naissance du vĂ©ritable son Summoning.

Avec le recul, on peut ĂȘtre tentĂ© de voir dans Werwolf une forme de radicalisation parallĂšle, nĂ©e dans le sillage de cette rupture. Le projet semble en effet cristalliser une sensibilitĂ© plus provocatrice, plus martiale et plus idĂ©ologiquement Ă©quivoque que celle que Summoning dĂ©veloppera ensuite. Il serait toutefois excessif d’affirmer qu’il s’agit d’un projet conçu explicitement contre Protector ou comme manifeste dirigĂ© Ă  son encontre : aucune source sĂ©rieuse ne permet de l’établir avec certitude. En revanche, la proximitĂ© entre Trifixion, Hagen et la sphĂšre Lethal Records, ainsi que le ton mĂȘme de Werwolf, autorisent Ă  y voir l’expression d’une autre ligne de fracture au sein de la scĂšne autrichienne de l’époque, plus dure, plus conflictuelle et plus chargĂ©e sur le plan idĂ©ologique. D’oĂč, sans doute, ce clin d’Ɠil glissĂ© dans le livret « No excuse to no one, no thanks to nobody » qui sonne comme une formule de rupture, de dĂ©fi et d’hostilitĂ© souveraine.

Ce lien avec Summoning est d’ailleurs l’un des rares points d’ancrage biographique solides que la scĂšne underground ait retenu de Werwolf : Trifixion apporte une rigueur instrumentale Ă  l’ensemble, sans que celui-ci ne tombe dans l’Ă©popĂ©e tolkiennienne propre Ă  ses anciens camarades.

En 1995, avant mĂȘme la sortie d’un album, le groupe bĂ©nĂ©ficie d’une visibilitĂ© inattendue : le titre ‘War Is King and Father of All’ est sĂ©lectionnĂ© pour figurer sur la compilation Nuclear Blast Soundcheck Series – Volume 3, parue chez Nuclear Blast Records. L’inclusion d’un groupe de Black Metal aussi radical et thĂ©matiquement chargĂ© idĂ©ologiquement sur une compilation d’une major de l’underground europĂ©en est rĂ©vĂ©latrice de l’Ă©poque : les annĂ©es 1994–1996 sont celles d’une fenĂȘtre de tolĂ©rance Ă©ditoriale pour le genre, avant que les scandales et la normalisation progressive ne ressĂšrent les paramĂštres du politiquement acceptable. Ce titre en rĂ©fĂ©rence directe Ă  l’aphorisme d’HĂ©raclite, “Î ÏŒÎ»Î”ÎŒÎżÏ‚ Ï€Î±Ï„ÎźÏ Ï€ÎŹÎœÏ„Ï‰Îœ“, la guerre pĂšre de toutes choses — rĂ©sume Ă  lui seul la vision cosmologique du groupe.


Î ÏŒÎ»Î”ÎŒÎżÏ‚ Ï€Î±Ï„ÎźÏ Ï€ÎŹÎœÏ„Ï‰Îœ – HĂ©raclite d’ÉphĂšse, ~500 av. J.-C. Une devise que le Black Metal n’a jamais vraiment cessĂ© de ruminer.

Les thĂšmes revendiquĂ©s par Werwolf sont la guerre, la haine, la mort, l’extermination, l’aspect Ă©soterique du national socialisme, la philosophie nietzschĂ©enne, et ils s’inscrivent dans une frange prĂ©cise du Black Metal europĂ©en des annĂ©es 1990. Cette esthĂ©tique qui convoque Nietzsche non pour sa rigueur philosophique mais pour son pathos aristocratique, son Ă©loge de la volontĂ© de puissance et son mĂ©pris souverain pour le troupeau mĂ©diocre, constitue alors un courant idĂ©ologique assumĂ© au sein de la scĂšne, particuliĂšrement actif en Allemagne, en Pologne et en France. Werwolf voit dans le national-socialisme bien plus qu’une simple idĂ©ologie politique du XXe siĂšcle : une rĂ©ponse radicale et hiĂ©rarchique Ă  la dĂ©cadence moderne, une rĂ©affirmation de la loi naturelle, de la volontĂ© de puissance et de l’ordre aryen face Ă  l’égalitarisme chrĂ©tien-bourgeois et Ă  la dĂ©mocratie marchande. C’est une lecture froide qui reconnaĂźt au national-socialisme sa grandeur tragique : celle d’avoir osĂ© opposer Ă  la modernitĂ© une vision organique, guerriĂšre et esthĂ©tique de l’existence. Le groupe, comme les autres, prĂ©cise ne soutenir « aucune organisation politique » simple prĂ©caution juridique que personne ne prenait au sĂ©rieux dans cette scĂšne.

La scĂšne autrichienne de l’Ă©poque, documentĂ©e notamment par la compilation Austrian Black Metal Syndicate: Norici Obscura Pars (1995), offre un contexte dans lequel Werwolf s’inscrit tout en s’en dĂ©marquant musicalement. LĂ  oĂč nombre de leurs contemporains viennois cultivent une esthĂ©tique occulte, sataniste ou paienne, Werwolf produit un disque structurĂ©, cohĂ©rent, ancrĂ© davantage dans les codes du Black Metal germanique ou polonais que dans l’hĂ©ritage des pionniers locaux.

AprĂšs la sortie de son unique album en 1996, Werwolf disparaĂźt. Le groupe s’évanouit dans le silence de l’underground, laissant derriĂšre lui un seul opus, mais ĂŽ combien prĂ©cieux.

La signification du mot “morale” est relative et interchangeable.
AprĂšs une bataille perdue, la morale du vaincu consiste Ă  enfreindre ses lois.
Il ne reste alors que le vrai caractùre

et bien peu s’en prĂ©valent des deux cĂŽtĂ©s.

— Hagen 1995

Zeitenwende est un terme allemand riche, qui dĂ©signe le « tournant des temps » ou la rupture d’Ă©poque, est un titre d’album qui dit davantage que ses neuf pistes ne semblent vouloir l’avouer. En le choisissant pour baptiser leur seul et unique disque, Werwolf ancre d’emblĂ©e leur musique dans une vision tĂ©lĂ©ologique : celle d’un monde en bascule, dont le Black Metal serait l’une des manifestations les plus honnĂȘtes. Le sous-titre, Only the Strong Survive, conclut le diagnostic avec la brutalitĂ© d’un darwinisme social sans concession. La production de Cornelius Dix aux Cosmix Studios mĂ©rite d’ĂȘtre signalĂ©e. Rugueuse sans ĂȘtre inaudible. L’album demeure, mĂȘme Ă  distance, un objet singulier dans la production autrichienne de l’Ă©poque plus construit, plus dĂ©libĂ©rĂ©, plus orientĂ© vers la scĂšne germanophone que vers les codes locaux.

L’album s’ouvre sur un Prelude atmosphĂ©rique, bref et bruissant, qui installe une tension proprement hĂ©raclitĂ©enne avant de plonger dans le corps du disque. Warwolf  dĂ©ploie un Black Metal martial et lourd en midtempo avec des riffs solides, directs, portĂ©s par la rythmique ferme de Trifixion. On est ici plus proche de la prĂ©cision germanique ou polonaises que des melodies scandinave. Les guitares de Wolf construisent des structures rĂ©pĂ©titives qui doivent autant Ă  la transe qu’Ă  la brutalitĂ©, et les claviers viennent par intermittence renforcer une impression Ă©pique sans jamais Ă©craser la matiĂšre primaire.

War Is King and Father of All est le morceau le plus connu du groupe, celui que Nuclear Blast avait retenu en 1995, et sa popularitĂ© relative se comprend : c’est le titre le plus direct du lot, celui oĂč la structure riff–refrain–riff fonctionne avec une efficacitĂ© qui contraste avec l’opacitĂ© de certains passages de l’album. La rĂ©fĂ©rence hĂ©raclitĂ©enne du titre n’est pas dĂ©corative ; le Black Metal militariste des annĂ©es 1990 avait une propension rĂ©elle, si pas toujours raffinĂ©e, Ă  convoquer les prĂ©socratiques — en particulier HĂ©raclite, dont l’apologie du conflit comme principe ontologique convenait idĂ©alement Ă  une scĂšne qui se vivait comme la nĂ©gation du monde pacifiĂ©.

The True God Lives in the Mind est l’un des moments les plus intĂ©ressants de cet opus. Le titre annonce un matĂ©rialisme mystique, la divinitĂ© comme construction mentale, volontĂ© projetĂ©e, non comme entitĂ© extĂ©rieure, qui renvoie moins au Satanisme littĂ©ral qu’Ă  une lecture du Nietzsche de Par-delĂ  le bien et le mal ou Ă  l’idĂ©alisme sombre de Schopenhauer, pour qui le monde n’est que reprĂ©sentation et volontĂ© aveugle. Musicalement, le titre est le plus atmosphĂ©rique du disque, avec une introduction de clavier qui rappelle fugacement les premiĂšres Ɠuvres de Burzum, avant que la machine rythmique ne prenne le relais sur fond de samples de bombardements en piquĂ© de Stukas. J’avais presque oubliĂ© de mentionner Lili Marleen, ce titre associĂ© Ă  Marlene Dietrich, qui surgit ici en sample comme un fantĂŽme venu d’un autre Ăąge. DerriĂšre sa douceur trompeuse, cette chanson, devenue l’un des emblĂšmes sentimentaux de la seconde guerre mondiale, charriait tout un imaginaire de solitude, d’attente amoureuse et de fatalitĂ©. Son inclusion renvoie Ă  ces mĂ©lodies que les soldats allemands Ă©coutaient pour calmer leur peur, suspendre quelques instants le vacarme intĂ©rieur, avant de basculer vers le front.

“Le monde est au bord du gouffre…”

Only the Strong Will Survive  poursuit dans la mĂȘme veine martiale, alternant passages mid-tempo chargĂ©s et Ă©clats de vĂ©locitĂ©. Le chant d’Hagen (voix hurlĂ©e, corrosive, et haineuse) est complĂ©tĂ© sur les deux derniers titres de la face par les vocalises additionnelles d’Adrian W., ce qui introduit une lĂ©gĂšre variation de texture. 

On the Edge to a New Age dĂ©bute sur un sample qui semble provenir d’un discours de Joseph Goebbels. Par sa construction, le titre doit beaucoup Ă  l’esthĂ©tique martial industrial : usage massif de samples, cadence mid-tempo, tension hypnotique, et mise en forme d’un black metal martial et dirigiste qui Ă©rige la guerre totale en idĂ©al, sinon en nĂ©cessitĂ©. Ce titre est tres avantgarde avec des projets qui suivront comme celui de SturmfĂŒhrer, Swirling Sunwheel etc.

Under the Flag of the Sunwheel est, thĂ©matiquement, le morceau le plus explicite du disque le Sonnenrad, symbole runique utilisĂ© comme emblĂšme par les SS, est ici convoquĂ© sans mĂ©taphore. Le groupe avait prĂ©cisĂ© ne soutenir aucune organisation ; mais la symbolique est lĂ , posĂ©e comme un fait et on a bien compris leur orientation idĂ©ologique. Malheureusement pas de paroles dans le livret.

Eclipse by the Moon nous offre une introduction hommage a la Charlemagne avec un sample de KĂ©pi blanc qui est un chant de la LĂ©gion Ă©trangĂšre française. Il est interprĂ©tĂ© sur l’air du Panzerlied, chant officiel de la Panzerwaffe. ComposĂ© par Kurt Wiehle en juin 1935, ce chant, trĂšs populaire durant la Seconde Guerre mondiale, fut l’un des plus cĂ©lĂšbres du rĂ©pertoire militaire allemand. Au cours de la guerre, il fut ensuite traduit et adaptĂ© par des membres de la LĂ©gion des volontaires français contre le bolchevisme (LVF). Ces volontaires qui partirent combattre heroiquement sur le front de l’Est aux cĂŽtĂ©s du Reich contre l’Union SoviĂ©tique de Staline.

« La vie ne sourit qu’aux plus forts, aux plus vaillants
L’ardeur, la fiertĂ©, la jeunesse sont dans nos rangs,
Pour nos combats, nos luttes
Honneur, Fidélité sur nos drapeaux
Foulant la boue sombre Â»

Suite Ă  ce vibrant hommage, un black metal agonisant se rĂ©pand en nappes dĂ©structurĂ©es sur plus de six minutes, comme si le monde se vidait lentement de sa substance. La cassure avec les autres compositions de l’album en devient d’autant plus saisissante. L’influence de Trifixion y plane constamment, presque spectralement.

March ’til Death referme l’album sur un sample de bruits de botte et de tir de mitraille.

Werwolf ne laisse rien derriĂšre lui, au sens commercial du terme. Pas de catalogue t-shirt, pas de nom sur une affiche de concert, pas de mythe entretenu. Ce qui reste, c’est un disque « Zeitenwende Â» qui documente un moment prĂ©cis de la scĂšne Black Metal europĂ©enne : celui oĂč, Ă  l’abri du regard grand public, des musiciens issus d’une Vienne impĂ©riale et dĂ©clinante tentaient de faire de la violence sonore un instrument politique. 

De mon point de vue, cet album compte sans doute parmi ceux qui ont le plus profondĂ©ment influencĂ©, de maniĂšre directe ou indirecte, l’émergence du mouvement NSBM quelques annĂ©es plus tard. MĂȘme s’il lui manque sans doute un dernier surcroĂźt de grandeur pour s’imposer comme un chef-d’Ɠuvre absolument incontournable du black metal, cet album m’a nĂ©anmoins profondĂ©ment marquĂ©.

“Kill Yourself or Die” pour citer un grand nom du Black Metal français !

Peu aprĂšs, Trifixion prend ses distances avec le milieu black metal pour s’orienter vers des projets radicalement diffĂ©rents. Il apparaĂźt d’abord dans Vienna Subs, formation Ă©lectronique/new wave fondĂ©e autour de 2000, puis dans Spicecake, groupe aux accents funk-rock/pop, dont il semble encore faire partie aujourd’hui. EspĂ©rons qu’il ait sa carte au FPÖ : ce serait, Ă  tout le moins, le minimum syndical !

AprĂšs cette sortie, Hagen s’éloigne progressivement de la scĂšne black metal, jusqu’à disparaĂźtre presque entiĂšrement des radars de l’underground. Dans le mĂȘme temps, Lethal Records cesse ses activitĂ©s peu aprĂšs, sur fond de rĂ©putation dĂ©jĂ  fortement dĂ©gradĂ©e. Plusieurs groupes ont en effet dĂ©noncĂ© des pratiques de label douteuses, voire franchement malhonnĂȘtes. Des accusations particuliĂšrement sĂ©vĂšres apparaissent notamment dans diverses interviews et citations relayĂ©es autour de groupes comme Unholy, Hellwitch ou Graveland, oĂč Michael Piesch est dĂ©crit comme un voleur, un “rip-off” ou un escroc. Ces tĂ©moignages suffisent Ă  montrer l’image dĂ©sastreuse qu’il a laissĂ©e dans une partie de l’underground, mĂȘme s’ils reflĂštent aussi, naturellement, le point de vue des groupes lĂ©sĂ©s.

L’album de Werwolf a Ă©tĂ© rééditĂ© de maniĂšre non officielle en 2015 par Burznazg Productions. Le label, fondĂ© Ă  l’origine par Varg Vikernes en 1993, fut ensuite abandonnĂ© par ce dernier au profit de Cymophane Records. AprĂšs 1996, Burznazg aurait Ă©tĂ© repris par Ronald “Wolf” Möbus et Stephan “Brandolf” Guba, au moment oĂč Vikernes en aurait cĂ©dĂ© les droits Ă  JFN, alors mĂȘme que les deux hommes Ă©taient emprisonnĂ©s pour meurtre. TombĂ© une nouvelle fois dans l’oubli au dĂ©but des annĂ©es 2000, le label refait surface en 2011 sous l’égide d’une entitĂ© restĂ©e inconnue.

Fait plus troublant encore, Burznazg a Ă©galement rééditĂ© l’album de Trifixion, du matĂ©riel de Pervertum, ainsi que la premiĂšre dĂ©mo de Summoning. Une telle sĂ©rie ne peut qu’interroger : difficile, dans ces conditions, de ne pas se demander si l’ombre de Hagen ne continue pas de flotter sur ces rĂ©surrections discographiques.

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