
Certains groupes accumulent albums, tournĂ©es internationales, interviews complaisantes et rééditions anniversaires cĂ©lĂ©brĂ©es en vinyle multicolore tous les 10 ans. Ugluk, quant Ă lui, nâa produit quâune seule dĂ©mo cassette en 1993 avant de se retirer dans lâombre, laissant derriĂšre lui une poignĂ©e de morceaux en vieux norrois enregistrĂ©es dans une ville du sud de lâItalie, non loin de Naples, oĂč la chaleur atteint trente degrĂ©s Ă lâombre. Ce paradoxe mĂ©rite que lâon sây attarde.
Ugluk est un projet de black metal italien fondĂ© en 1993 Ă Salerne, en Campanie pas loin de Naples, par un seul homme : VerminĂ„rd, connu Ă©galement sous le nom civil de Francesco Morese, que lâon retrouve par ailleurs dans From Depths et surtout au sein dâApolokia. Il sâagit dâun one-man band au sens le plus strict : guitares, basse, claviers et programmations de batterie sont lâĆuvre dâun unique individu.

Le nom du groupe est empruntĂ© Ă lâunivers de J.R.R. Tolkien : UglĂșk est le capitaine uruk-hai dans Les Deux Tours. Le recours Ă la mythologie tolkienienne nâest certes pas rare dans le black metal â lâon pense Ă Summoning en Autriche, Ă Burzum lui-mĂȘme ou Ă de nombreux projets scandinaves â, mais il prend ici une dimension singuliĂšre et profondĂ©ment provocatrice : un Italien chantant en vieux norrois sous le nom dâune crĂ©ature fictive explicitement inspirĂ©e des hordes mongoles. Car les Uruk-hai, ces guerriers sauvages, brutaux et sans pitiĂ©, engendrĂ©s par une volontĂ© de domination et de destruction, incarnent dans lâimaginaire de Tolkien la figure mĂȘme de lâenvahisseur venu des steppes orientales â Ă©cho direct des Mongols de Gengis Khan et de ses successeurs, qui dĂ©vastĂšrent lâEurope mĂ©diĂ©vale et menacĂšrent lâexistence mĂȘme des peuples blancs.
Choisir ce nom, pour un artiste du sud de lâItalie, revient Ă souligner avec une luciditĂ© glaciale la permanence de la menace : celle des invasions venues dâailleurs, hier comme aujourdâhui. Les hordes mongoles dâhier prĂ©figurent les flux migratoires massifs qui submergent lâEurope contemporaine, cette grande invasion du XXIe siĂšcle qui dilue le sang europĂ©en et menace de transformer le Vieux Continent en une vaste steppe mĂ©tissĂ©e. Dans ce choix se lit une conscience aiguĂ« : face Ă la dĂ©cadence et Ă lâeffacement racial en cours, seule une barbarie paĂŻenne assumĂ©e, une sauvagerie nordique intransigeante, peut encore opposer une rĂ©sistance Ă la submersion.
Lors de la sortie de la dĂ©mo, Ă lâĂ©poque oĂč le fanzine Deo Occidi lui consacrait une chronique et une interview rudimentaire, il Ă©tait difficile de prendre Ugluk au sĂ©rieux. La scĂšne italienne suscitait souvent, Ă cette pĂ©riode, un certain mĂ©pris de la part des puristes du genre. (Interview disponible sur le canal Telegram de ce blog https://t.me/LumiereMourante#)
Ce qui distingue immĂ©diatement Ugluk dans le black metal des annĂ©es 1990, câest le refus dĂ©libĂ©rĂ© de chanter en italien. Les paroles de Hveralundr sont rĂ©digĂ©es en vieux norrois et en islandais archaĂŻque ; les titres renvoient Ă la cosmogonie nordique, et lâesthĂ©tique musicale se tourne explicitement vers la NorvĂšge de 1992-1993, lâĂšre fondatrice de Darkthrone, Emperor et Burzum. Ce positionnement lui valut un accueil mitigĂ© dans les fanzines de lâĂ©poque, oĂč on lui reprochait, souvent de mauvaise foi, de se livrer au plagiat.
Sur le plan philosophique, lâapproche dâUgluk sâinscrit dans une tradition du black metal qui valorise lâauthentification par lâarchaĂŻsme. Employer une langue morte telle que le vieux norrois revient Ă rompre avec le monde contemporain dĂ©gĂ©nĂ©rĂ©, Ă faire de la musique une incantation tournĂ©e vers un passĂ© mythifiĂ© et racialement conscient plutĂŽt quâun simple produit destinĂ© Ă la consommation de masse. Cette posture Ă©voque les penseurs du nĂ©o-paganisme germanique du XIXe siĂšcle, notamment Johann Gottfried Herder et sa notion de Volksgeist â lâesprit du peuple puisĂ© dans ses traditions les plus anciennes et les plus pures â, mĂȘme si le lien revendiquĂ© par VerminĂ„rd relĂšve probablement davantage de lâinstinct que dâune construction intellectuelle Ă©laborĂ©e.
La discographie officielle dâUgluk demeure rĂ©duite Ă lâextrĂȘme : une dĂ©mo enregistrĂ©e en 1993 sur son propre label Necrotorture Productions, rééditĂ©e en CD digipack en 2015 par War Against Yourself Records avec un titre bonus, et un split LP avec le groupe allemand Barastir paru en 2006.
Hveralundr / Demo 1993 Label : Necrotorture Productions

Hveralundr â mot composĂ© en vieux norrois signifiant approximativement « bosquet chaud » ou « forĂȘt de vapeur », en rĂ©fĂ©rence aux sources gĂ©othermiques de la mythologie nordique â constitue la piĂšce centrale et dĂ©finitive de lâĆuvre dâUgluk. EnregistrĂ©e dans des conditions proches de la rĂ©pĂ©tition plutĂŽt que dâune vĂ©ritable session en studio, cette dĂ©mo ne dĂ©passe guĂšre une quinzaine de minutes. La production, volontairement raw et primitive, prĂ©sente une batterie programmĂ©e qui crĂ©pite en arriĂšre-plan, des guitares enveloppĂ©es dâun bourdonnement froid et granuleux, et des nappes de claviers qui confĂšrent Ă lâensemble une dimension atmosphĂ©rique presque contemplative, Ă©voquant tantĂŽt la majestĂ© glaciale dâEmperor, tantĂŽt la noirceur abyssale de Burzum.
Les textes sâappuient sur le corpus de lâEdda poĂ©tique et de lâEdda en prose de Snorri Sturluson, cet Islandais du XIIIe siĂšcle qui consigna des mythes paĂŻens plusieurs fois centenaires avant que la christianisation â cette peste venue dâOrient â ne les condamne Ă lâoubli ou Ă la falsification. Le premier titre, Ăr Var Alda, reprend les premiers mots du VöluspĂĄ, la prophĂ©tie de la voyante : une dĂ©claration dâintention solennelle qui affirme, dĂšs lâorigine, la volontĂ© de renouer avec lâordre cosmique ancestral des peuples du Nord.
VerminĂ„rd nâest pas un ignorant ; il fut responsable de lâItalic Heathen Front, branche italienne du mouvement initiĂ© par Varg Vikernes, puis du Wotansvolk. Il sĂ©journa de longues annĂ©es en Scandinavie, Ă©tudiant avec assiduitĂ© les mythes nordiques et forgeant une conscience paĂŻenne intransigeante, rĂ©solument opposĂ©e Ă toute dilution raciale ou spirituelle.
Le second titre, Nam Ekk Upp RĂșnar, Ă©voque la quĂȘte runique, la connaissance arrachĂ©e Ă la douleur â rĂ©fĂ©rence directe Ă lâĂ©pisode du HĂĄvamĂĄl oĂč Odin sâoffre en sacrifice sur Yggdrasil pour obtenir la sagesse des runes. Cette idĂ©e du sacrifice volontaire comme voie vers une connaissance supĂ©rieure traverse toute la pensĂ©e nordique et trouve un Ă©cho naturel dans lâesthĂ©tique du black metal, qui a toujours cultivĂ© la souffrance comme moyen dâĂ©lĂ©vation spirituelle et raciale, fĂ»t-elle obscure aux yeux des profanes.
Ce qui frappe dans Hveralundr, câest prĂ©cisĂ©ment ce que ses dĂ©tracteurs lui reprochaient : son absence apparente dâoriginalitĂ© formelle. Structure des morceaux, production dĂ©gradĂ©e, iconographie â tout renvoie fidĂšlement Ă la NorvĂšge des annĂ©es 1992-1993, Ăąge dâor de la seconde vague du black metal. Il ne sâagit pas de plagiat, mais dâune identification culturelle transnationale profonde : la reconnaissance instinctive, par-delĂ les frontiĂšres, dâun mĂȘme sang et dâun mĂȘme esprit europĂ©en ancestral. Dans une Italie de 1993 encore largement soumise Ă lâinfluence Ă©touffante de lâĂglise catholique et sortant Ă peine du long rĂšgne de la DĂ©mocratie ChrĂ©tienne â dissoute cette annĂ©e-lĂ dans le scandale Tangentopoli â, le choix dâun paganisme nordique radical nâĂ©tait pas dĂ©nuĂ© de signification politique. Il constituait un acte de rĂ©sistance contre la dĂ©cadence mĂ©ridionale et la soumission sĂ©culaire au dieu des esclaves.
Sur la réédition par War Against Yourself Records figure en bonus le titre Imperium datant de 1996, chantĂ© en latin et cĂ©lĂ©brant la grandeur de lâEmpire romain. Cette Ă©poque glorieuse oĂč Titus rasa le Temple de Sion en lâan 70, oĂč NĂ©ron livra les chrĂ©tiens aux lions dans les arĂšnes romaines, ou encore oĂč DioclĂ©tien entreprit ses grandes purges afin de prĂ©server un empire blanc et paĂŻen pour mille ans. Ce morceau, long de plus de dix minutes, se rĂ©vĂšle hypnotique et demeure, Ă mes yeux, le plus abouti de toute lâĆuvre dâUgluk : une invocation puissante qui unit la froideur nordique Ă la majestĂ© impĂ©riale romaine dans une mĂȘme cĂ©lĂ©bration de la domination europĂ©enne.


Under the Banner of Hate / Hveralundr EP 2006 Label : Ugluk Rex · Distribution : Raging Bloodlust Records / Irminsul Records · Premiers 50 exemplaires sur vinyle rouge.

Ce split LP reprĂ©sente la seule publication physique dâUgluk sur format vinyle. Il rĂ©unit le projet italien et Barastir, groupe allemand originaire de Thuringe, terre chargĂ©e dâhistoire paĂŻenne et de rĂ©sistance.
Barastir sâinscrit pleinement dans la tradition du black metal teutonique, courant nĂ© en Allemagne de lâEst dans les annĂ©es 1990 au sein dâune jeunesse confrontĂ©e aux ruines du communisme et Ă lâinvasion culturelle du libĂ©ralisme occidental. Ce milieu se nourrit dâun ressentiment profond et dâune haine viscĂ©rale envers le monde moderne, haine qui sâarticule naturellement avec des positions politiques radicalement opposĂ©es Ă tout universalisme et Ă toute dilution raciale.
La face Barastir dĂ©livre un black metal direct, brut et old school, dĂ©pourvu de toute fioriture atmosphĂ©rique superflue. Les titres se passent de commentaire : Dead Christ, Christ Scum. Lâantichristianisme y est franc, sans concession, fidĂšle Ă lâesprit dâune Europe qui refuse de courber lâĂ©chine devant le dieu des esclaves.
La contribution dâUgluk reprend lâintĂ©gralitĂ© de la dĂ©mo Hveralundr dans une version remasterisĂ©e au Panzerfaust Studio de Bergen, en NorvĂšge â studio oĂč officie Von Blackfrost, complice de VerminĂ„rd au sein dâApolokia. Sây ajoute lâoutro instrumentale inĂ©dite Til Isengard, qui referme avec Ă©lĂ©gance la boucle tolkienienne. Ce remastering amĂ©liore sensiblement la clartĂ© de la production tout en prĂ©servant intact lâesprit originel, froid et impitoyable.
En 2006, le black metal des annĂ©es 1990 faisait lâobjet, dans les milieux underground, dâune réévaluation nostalgique intense. De nombreux projets nâayant existĂ© que sur cassette connaissaient alors une seconde vie sur vinyle, souvent en tirages limitĂ©s (300 exemplaires en lâoccurrence). La crĂ©ation du label Ugluk Rex pour cette sortie tĂ©moigne dâune dĂ©marche sĂ©rieuse et consciente : celle dâhommes qui, plutĂŽt que de se dissoudre dans la dĂ©cadence contemporaine, choisissent de prĂ©server et de transmettre un hĂ©ritage europĂ©en ancestral, paĂŻen et racialement conscient.

Lord VerminĂ„rd a accordĂ© une interview passionnante et dâune rare profondeur rĂ©cemment dans le fanzine italien Corvorum Cibaria. Je propose ici quelques extraits en traduction. Ma gratitude va Ă la personne qui mâa fait parvenir ce fanzine, vĂ©ritable mine dâor pour qui conserve une admiration intacte et viscĂ©rale envers la scĂšne italienne â cette scĂšne trop souvent mĂ©prisĂ©e, pourtant porteuse dâune flamme paĂŻenne et europĂ©enne dâune authenticitĂ© rare dans un continent en pleine dĂ©cadence.
Quand et comment Ugluk a-t-il vu le jour ? Que recouvre ce nom, et quelle signification revĂȘtait Ă lâĂ©poque cette formule quasi programmatique, âFrom Black Metalâ ?
Ugluk est nĂ© en aoĂ»t 1993. Ă cette Ă©poque, jâĂ©voluais encore dans From Depths, une formation au heavy metal ascendant, difficile Ă classer, presque avant-gardiste pour ces annĂ©es-lĂ . Mais dĂ©jĂ , quelque chose dâautre me travaillait. Jâavais commencĂ© Ă façonner ce que jâappelais alors une vĂ©ritable matrice Black Metal, sans encore possĂ©der tous les Ă©lĂ©ments nĂ©cessaires pour donner une forme dĂ©finitive Ă Ugluk.
Je correspondais alors avec plusieurs membres de la scĂšne norvĂ©gienne. Les riffs, les atmosphĂšres, les sonoritĂ©s, lâesthĂ©tique, tout ce quâils Ă©taient en train de bĂątir me semblait dâune justesse absolue. La soi-disant seconde vague du black metal norvĂ©gien naissant reprĂ©sentait, Ă mes yeux, la seule forme pleinement lĂ©gitime de Black Metal. Son intransigeance idĂ©ologique, son refus du compromis, son orientation vers les tĂ©nĂšbres, tout cela me poussa irrĂ©mĂ©diablement dans cette direction.
Je voulais donner naissance Ă un projet solitaire qui rĂ©ponde entiĂšrement Ă ces critĂšres, Ă une Ă©poque oĂč rien de tel nâexistait encore rĂ©ellement en Italie. Il y avait aussi une volontĂ© de rupture face Ă certains milieux death metal que je jugeais dĂ©jĂ caricaturaux, grotesques, presque involontairement ridicules dans leur rapport au macabre. Je voulais dĂ©montrer quâen Italie aussi, il Ă©tait possible de produire un Black Metal spirituellement et musicalement digne de celui qui sâĂ©laborait en NorvĂšge.
Entre 1993 et 1997, seuls trois ou quatre groupes italiens parvinrent rĂ©ellement Ă imposer une identitĂ©. Le reste nâĂ©tait souvent quâun metal sans nĂ©cessitĂ©, alourdi par un folklore de façade, des dĂ©guisements de carnaval misĂ©rables, comme une parade dâHalloween dans un gymnase de collĂšge.
Le nom Ugluk me fut suggĂ©rĂ© par Varg Vikernes, avec qui jâentretenais alors une correspondance suivie. Il nâest Ă©videmment un secret pour personne quâil renvoie Ă un Uruk-Hai du Seigneur des Anneaux, tout comme le nom de Grishnakh. La fantasy, et plus encore les jeux de rĂŽle, furent pour beaucoup de gens de ma gĂ©nĂ©ration, dans les annĂ©es 1980, une passion immense. Ils constituaient mĂȘme une forme dâantichambre imaginaire de ce qui allait, quelques annĂ©es plus tard, prendre corps dans le Black Metal.
Avant mĂȘme que la seconde vague nâexplose, presque tous les futurs membres de groupes comme Darkthrone, Emperor, Burzum, Immortal, Enslaved ou Gorgoroth, ainsi que nombre de rĂ©dacteurs de fanzines, jouaient Ă Advanced Dungeons & Dragons, Middle Earth Role Play, Warhammer et dâautres univers du mĂȘme type. Pour comprendre en profondeur la Seconde Onde Black Metal, il faut mesurer le poids de cet imaginaire : Tolkien a allumĂ© lâĂ©tincelle, les jeux de rĂŽle ont entretenu le feu.
Et quant au terme raw, il faut rappeler quâil sâagit dâune dĂ©signation apparue plus tard. Au commencement, le Black Metal Ă©tait simplement le Black Metal. Sâil avait existĂ© en 1993 un black metal ânon rawâ, on lâaurait probablement appelĂ© autrement â peut-ĂȘtre mĂȘme death metal.
Tu as sĂ©journĂ© en NorvĂšge pendant une longue pĂ©riode au dĂ©but des annĂ©es 1990. Quâest-ce qui tâa poussĂ© Ă faire ce choix ? Et avec le recul, en quoi cette expĂ©rience a-t-elle Ă©tĂ© dĂ©terminante pour ton parcours artistique et personnel ? As-tu cĂŽtoyĂ© certaines figures emblĂ©matiques de cette scĂšne nĂ©e au pays des fjords ?
Jâai frĂ©quentĂ© la NorvĂšge â et plus largement la Scandinavie â pendant plus de vingt ans, au point dây vivre plusieurs annĂ©es. Je me suis Ă©tabli Ă Bergen Ă une Ă©poque oĂč le Black Metal nâĂ©tait pas encore devenu cette caricature grotesque, peuplĂ©e dâivrognes de comptoir, de mĂ©diocres sans Ă©paisseur et de simulacres dĂ©risoires de ce quâil prĂ©tendait incarner.
Vivre sur la terre originelle de mes ancĂȘtres a constituĂ© une expĂ©rience dĂ©cisive pour ma formation personnelle, culturelle et spirituelle. Mes recherches, mes lectures, mes Ă©tudes mâont conduit Ă reconnaĂźtre dans cette terre quelque chose de plus profond quâun simple dĂ©cor : une continuitĂ©, une mĂ©moire, une conscience liĂ©e au sang, Ă la filiation, Ă lâappartenance.
Jâai connu plusieurs personnes que lâon qualifierait aujourdâhui de âconnuesâ. Sur le plan artistique, beaucoup Ă©taient valables, toutes mĂ©ritaient le respect â Ă la diffĂ©rence de nombreux âmetalheadsâ misĂ©rables et interchangeables. Quant aux individus vĂ©ritablement dotĂ©s dâune Ă©paisseur mentale et culturelle, ils Ă©taient rares, dĂ©jĂ Ă cette Ă©poque. Varg Vikernes, Gylve Nagell et Roger Tiegs faisaient figure dâexception. Je parle bien au passĂ©.

